Le Réseau ADN poursuit son déploiement! Les 47 ADN se sont regroupés pour la 3e rencontre du Réseau à Montréal les 1er, 2 et 3 octobre. 

Ces derniers mois, les agentes et agents de développement culturel numérique (ADN) ont oeuvré à déterminer collectivement les chantiers à prioriser pour favoriser l’accélération numérique du milieu culturel québécois.

Laissons-les vous présenter les 6 chantiers retenus :

Codéveloppement

Ce chantier souhaite implanter la pratique du codéveloppement dans les différents milieux culturels  des ateliers pour partager les savoirs, briser les silos et rassembler les forces de chacun en contexte numérique.

L’évolution rapide des technologies et des pratiques culturelles entraîne la nécessité de s’approprier les théories et les pratiques du numérique et d’assurer une certaine cohérence dans les milieux culturels au Québec. En ce sens, la pratique du codéveloppement semble être une avenue à explorer, car elle est applicable dans différents contextes.

Le codéveloppement implique une communauté de pratique qui vise à trouver, collectivement, de nouvelles solutions lors de rencontres qui ont lieu pour répondre à une demande d’un(e) des participant(e)s autour d’une situation, d’une préoccupation ou d’un projet. 

Le chantier de codéveloppement a pour objectif d’expérimenter ce processus faisant appel à l’intelligence collective dans les divers milieux culturels et d’en documenter la pratique. Des ateliers de codéveloppement sont proposés au sein du Réseau ADN afin de dégager les bonnes pratiques associées à notre rôle d’ADN et de renforcer notre identité professionnelle. 

En plus de l’expérience vécue du codéveloppement, les apprentissages engendrés lors des ateliers seront transcrits sur des fiches de connaissances qui rendront ces savoirs accessibles au Réseau ADN ainsi qu’aux milieux culturels. 

Partager les ressources, réunir nos forces et développer les compétences numériques ainsi qu’une vision et un vocabulaire communs en fonction des besoins des milieux culturels comptent parmi les bénéfices de la pratique du codéveloppement.

Les ADN du comité sont : Fabrice Marcoux (Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec – FTCAQ), Claudia Cortes (Conseil québécois du loisir), Myra-Chantal Faber (Culture Bas-Saint-Laurent), Alex Turpin-Kirouac (Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue), Sophie Trolliet-Martial (Regroupement québécois de la danse – RQD), Larissa Christoforo (Xn Québec).

Engagement 

Ce chantier a pour objectif d’augmenter l’engagement du public envers les organisations culturelles à l’aide de moyens numériques. 

Nous souhaitons initier nos membres aux bonnes pratiques numériques pour faire connaître leur mission à leur communauté afin d’engager davantage leur participation.

Nous visons à conscientiser la population face à l’engagement du public dans les événements culturels et dans les lieux de diffusion de la culture au Québec. Les outils numériques semblent appropriés pour stimuler les publics et rejoindre la communauté. 

Pourquoi? Le numérique est une des solutions pour engager les publics; nous souhaitons rejoindre les publics existants et ceux qui n’ont pas encore été courtisés.

Comment? Entre autres, en revoyant comment les outils de diffusion de la culture sont construits et en analysant la consommation de la culture sur le Web pour définir un meilleur positionnement.

Pour ce faire, nous visons d’abord à répertorier les études déjà produites au Québec et à l’international dans le but d’identifier les initiatives à succès. Ensuite, par le biais d’entrevues qualitatives auprès d’acteurs culturels québécois (experts et groupes de citoyens ciblés), nous allons identifier les nœuds afin de prototyper une solution numérique d’engagement citoyen adaptée aux réalités culturelles québécoises – une solution directement inspirée des initiatives documentées. Enfin, nous désirons proposer un projet concret pour tester notre solution et fournir des recommandations.

Les ADN du comité sont : Élisabeth Caron-Sergerie (Association des médias écrits communautaires du Québec – AMECQ), Allen Vallières (Association des radiodiffuseurs du Québec – ARCQ), Marika Roy (Archéo-Québec), Éric Lebrun (Réseau BIBLIO du Québec), Stéphanie Brousseau (Administration régionale Baie-James – ARBJ), Mariana De Melo (Culture Montréal), Ansfrid Tchetchenigbo (Diversité artistique Montréal – DAM | Musique Nomade), Chams-Deen Chitou (Conseil des métiers d’art du Québec – CMAQ), Sarah Shoucri (Société de développement des entreprises culturelles – SODEC | International).

Almanach

Le chantier « Almanach » vise à rassembler les ressources numériques inspirantes et les plus pertinentes afin d’en faciliter l’accès à tous les organismes culturels, et ce, sans créer de doublons.

Pour y parvenir, le chantier sera développé en 3 phases : 

  1. Le portrait des ressources existantes : la veille aura pour mission de réduire le bruit et d’augmenter la pertinence des informations diffusées au secteur en créant un point de convergence entre les acteurs culturels et l’information disponible.
  2. La réponse aux manques et besoins identifiés : repérer les doublons dans les initiatives et projets, et participer à l’amélioration des ressources offertes.

3 La diffusion et la promotion des outils et informations pertinentes dans le but d’outiller les travailleurs culturels et optimiser leur temps.

Les ADN du comité sont : Caroline Marcel (Culture Saguenay–Lac-Saint-Jean), Miriel Robidoux (Société de développement des entreprises culturelles – SODEC | International), Julie Fontaine (Bibliothèque et Archives nationales du Québec – BAnQ), Maxime Vallières (Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec CMADQ).

Autoroute

L’objectif du chantier « Autoroute » est de définir le cadre de pratique des ADN : identité, méthode, objectifs, fonctionnement, diffusion.

Le poste d’agent de développement culturel numérique (ADN) est nouveau et hors-norme. Ses objectifs s’arriment à la transformation culturelle numérique qui, par définition, propose de nouvelles façons de réfléchir et de travailler. Puisque les paramètres de la tâche relèvent du développement et de la créativité, nous croyons qu’une réflexion sur le sujet aidera toutes les parties concernées  les politiques, les employeurs, les employés et le milieu  à clarifier leurs attentes et leur fonctionnement.

Nous proposons, dans un premier temps, de réfléchir à une schématisation de la transformation numérique, dans le but de préciser un cadre de pratique. Illustrations, diagrammes divers et théories sur la transformation numérique seront pensés et publiés.

Dans un second temps, nous proposons la mise en commun de notre réflexion sur le modèle du travail de l’ADN dans l’axe « projets » de sa tâche. Ce modèle sera présenté en consultation avec le milieu, qui pourra commenter selon son expertise actuelle. Suite aux consultations et amendements des contenus, nous prévoyons y arrimer un cahier de charges de l’ADN, élaboré par secteurs, selon les 3 autres axes d’intervention du réseau (formation, concertation, veille). Une boucle de consultation est appliquée dans les 4 cas de figure. 

En articulant concrètement et visuellement la charge de travail des ADN, nous visons le soutien des agents dans leur pratique quotidienne ainsi que l’offre d’un modèle porteur pour le milieu.

Les ADN du comité sont : Olivier Ross (Conseil de la culture de l’Estrie), Isabelle Plouffe (Culture Outaouais), Emie Gravel (Culture Gaspésie), Maude Desjardins (Culture Lanaudière), Gisèle Henniges (Culture Laurentides), Jovanny Savoie (Conseil québécois de musique – CQM).

Culture des données

Ce chantier a pour but l’appropriation des concepts liés aux données ainsi que la transmission des connaissances associées pour favoriser la découvrabilité des contenus culturels québécois.

Nous croyons que la culture des données est au cœur de la transformation numérique des organisations culturelles. Ce chantier a pour but de nous mobiliser autour de la culture des données et de partager les connaissances acquises à l’ensemble de nos milieux. Les données structurées, les données ouvertes et liées ainsi que le référencement naturel sur les moteurs de recherche sont les concepts à l’étude.

La mesure 111 a déjà amorcé un travail sur les données auprès des milieux culturels. Ce chantier souhaite se joindre à cet effort et contribuer de manière pragmatique au développement de la culture des données dans l’ensemble du secteur culturel québécois, en commençant à l’échelle de nos organismes respectifs. Il importe pour cela de définir la culture des données et de cerner les enjeux des organismes afin de mettre en place des actions concrètes.

Ayant comme objectif final d’augmenter la découvrabilité des contenus culturels sur le Web, ce chantier s’intéresse notamment au potentiel des données générées par les organismes culturels et à leur utilisation afin de maximiser le rayonnement des contenus culturels québécois.

Les ADN du comité sont : Stéphanie Jacques (Action patrimoine), Claire Dumoulin (Conseil québécois du patrimoine vivant – CQPV), Judith Houde (Société des musées du Québec – SMQ), Gabrielle C. Beaulieu (Association des bibliothèques publiques du Québec – ABPQ), Catherine Chagnon (Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches), Marili Boucher (Culture Mauricie), Louise Brunet (Culture Laval), Marie-Pier Pilote (Association professionnelle des diffuseurs de spectacles RIDEAU), Joana Neto Costa (Conseil québécois du théâtre – CQT), Marie-Philippe Mercier Lambert (Société de développement des périodiques culturels québécois – SODEP), Marie-Christine Dubé (Regroupement des artistes en arts visuels du Québec – RAAV | Association des galeries d’art contemporain – AGAC), Isabelle L’Heureux (Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec – RCAAQ | Conseil québécois des arts médiatiques – CQAM | Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec – RAIQ), Pauline Gueguen (Association des libraires du Québec – ALQ | Librairies indépendantes du Québec – LIQ | Association des distributeurs exclusifs de langue française – ADELF | Coopsco – Fédération québécoise des coopératives en milieu scolaire – FQCMS), Geneviève Héroux (Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo – ADISQ | Association des professionnels de l’industrie de l’humour – APIH), Frédéric Giroux (Association des professionnels de l’édition musicale – APEM | Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec – SPACQ), Lorraine Thilloy (Mediafilm).

Écoresponsabilité et numérique (en démarrage)

« Écoresponsabilité et numérique » s’intéresse à la responsabilité environnementale s’articulant autour des savoirs, de la prise de conscience et de l’imputabilité du milieu culturel à l’ère numérique selon des principes de développement durable.

Ce dernier chantier est né lors de la 3e rencontre du Réseau ADN : il est donc en phase de démarrage. Ce chantier doit donc franchir les étapes d’idéation et d’évaluation par les pairs avant de prendre son envol. Il repose toutefois sur une préoccupation collective largement partagée.

Les ADN du comité sont : Laurent Côté (Culture Côte-Nord), Christian Laramée (Culture Montérégie), Faustine Clavere (Culture Centre-du-Québec), Astrid Hedou (Union des écrivaines et écrivains québécois – UNEQ | Association nationale des éditeurs de livres – ANEL).

*

Rappelons que tout ceci est le fruit d’un travail collectif et progressif. Il s’agit d’un premier portrait : les descriptions d’aujourd’hui évolueront et changeront avec l’avancement des travaux.

Le prochain rendez-vous des ADN est prévu à Montréal les 10, 11 et 12 mars 2020. Restons connectés pour l’évolution des chantiers!

*

Visitez le site Web du Réseau ADN;