S’il s’agissait, au départ, d’un moyen pour l’industrie audiovisuelle canadienne de développer une compréhension commune du concept de la découvrabilité, ce concept, tel que décrit dans le rapport téléchargeable peut décidément être récupéré par l’ensemble de la communauté culturelle.

La découvrabilité

L’ère numérique a changé les habitudes de consommation des auditoires. Aujourd’hui, les publics sont plongés dans une multitude de contenus, provenant d’autant d’horizons – et, dans ce cas-ci, pas uniquement les contenus réglementés par le système de radiodiffusion en place au Canada. Comment arriver à faire qu’un contenu culturel se démarque dans cette foule?

« Le problème a été nommé : on l’appelle la découvrabilité des contenus. »

La découvrabilité désigne le potentiel d’un contenu culturel à capter l’attention d’un auditoire, des internautes. Ultimement, l’objectif est de travailler en vue de trouver les meilleures stratégies et mesures pour améliorer la découverte du contenu audiovisuel canadien.

Le concept

Ce rapport place le contenu comme l’élément au coeur des initiatives de découvrabilité et structure la découvrabilité en deux éléments distincts : les leviers, d’une part, et les acteurs, d’autre part.

Tableau tiré du rapport « Découvrabilité : vers un cadre de référence commun – Volet 1 », 2016, p. 5.

Les leviers, ce sont les outils, les mesures, les initiatives et les stratégies qui permettent le développement de la découvrabilité : ils peuvent être industriels (mis en place par l’industrie) ou institutionnels (mis en place par le gouvernement). Alors que les acteurs, eux, désignent les parties qui sont concernées (par exemple, le public et l’industrie audiovisuelle).

Leviers institutionnels : stimuler la production de contenu de qualité et sa diffusion

L’industrie audiovisuelle se transforme, et avec la multiplication des points d’accès aux contenus variés de toutes origines, elle vise davantage, en amont, à mettre en place des outils pour stimuler une production de qualité plutôt qu’à réglementer sous forme de quotas. En tant que première étape importante, miser sur des mesures visant la qualité des contenus pour ressortir du lot dans la masse des produits culturels apparaît le meilleur atout de toutes les industries!

Par ailleurs, le gouvernement, entre autres mesures, ajoute aux différents programmes déjà existants (promotion, mise en marché et exportation) des outils et des ententes de coproductions internationales favorisant la visibilité des contenus canadiens et l’élargissement de ses publics.

Leviers industriels : les données, l’enjeu central de la découvrabilité

Mises en place par l’industrie, les initiatives concernent majoritairement les nouvelles technologies numériques : ces mesures exploitent les données avec des algorithmes, aux multiples usages (recommandations personnalisées, recherche…)

« Les données sont les informations qu’un dispositif numérique enregistre sur les contenus, l’activité ou l’identité de ses usagers. » Par exemple, le code postal d’un consommateur d’une vidéo (géolocalisation du public).

Tout cela afin de mettre en oeuvre les moyens de la découvrabilité du contenu visé. Prenons l’exemple des moteurs de recherche et de recommandation sur le Web qui serviront à capter l’attention du public.

Vous l’aurez deviné : un des enjeux les plus importants ici demeure de déterminer et d’utiliser des moyens efficaces à l’aide des nouvelles technologies pour capter l’attention du public – à l’aide des données. Dans un contexte où le public est grandement sollicité, il importe de collecter et d’utiliser stratégiquement celles-ci afin d’augmenter les chances de découvrabilité, et ce, peu importe le domaine culturel.

Pour en apprendre davantage sur la découvrabilité, téléchargez le rapport développé par le Fonds des médias du Canada.